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Moi, c'est mon corps qui pense

Colette · França · @editionspayot

Período
12 mar – 9 abr
29 dias
Tempo de leitura
1h46
cerca de 4 min por dia
Páginas
88
físico
Ritmo
50 p/h
páginas por hora
Nota
★★★★★
4 de 5

Esse me chamou a atenção pelo título em uma livraria parisiense. Estava enferrujado no francês, mas nada que uma ajudinha do Google Tradutor não resolvesse. Eu não sabia muito sobre Colette. No dia seguinte à compra do livro, passei pela Place Colette, pertinho do Louvre. Ela começou publicando seus livros com o nome do marido, em uma época complicada para autoras. Resolveu ser chamada só pelo sobrenome, um costume masculino. Cavou seu espaço num universo que era só para homens. Escreveu sobre amor, sexualidade e paixões. Atingiu a fama. Esse livrinho é uma coleção de trechos sobre o corpo, a beleza, a sensualidade e as relações. É prosa na forma, poesia no conteúdo. Algumas passagens são lindíssimas - e em francês fica tudo mais bonito.

Frase marcada

“Il y goûte le plaisir de t'humilier dans sa pensée, et parfois il espère naïvement qu'il t'aime moins parce que tu as de vilains pieds”

p. 22 · uma de 14 frases marcadas neste livro
p. 1p. 88
Todas as frases marcadas
  1. Moi, c'est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau. Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveaup. 33
  2. J'ai acquis depuis longtemps la conviction que toute présence masculine active - c'est-à-dire l'homme aimé, l'homme qui peut être aimé, l'homme qui veut l'être - est, à de certains et de nombreux moments, nocivep. 51
  3. Je veux écrire des livres tristes et chastes, oú il n'y aura que des paysages, des fleurs, du chagrin, de la fierté, et la candeur des animaux charmants qui s'effraient de l'homme...p. 15
  4. Il ne parle jamais de toi - ou si peu -, il t'exhibep. 18
  5. D'où vient que la dernière barbarie du costume féminin s'attache à vous, pieds?p. 21
  6. Il y goûte le plaisir de t'humilier dans sa pensée, et parfois il espère naïvement qu'il t'aime moins parce que tu as de vilains piedsp. 22
  7. ...je t'ai vue, étonnée et comme envieuse, devant la lèvre ourlée d'une rose, pétale pourpre au bord duquel adhérait une miraculeuse limaille d'argent...p. 30
  8. Oh! Je voudrais, sur chaque main, le ventre froid d'une petite grenouille!... J'ai chaud, si tu savais...parle encore...p. 39
  9. Puis elle cacha sa peur, se dompta courageusement, et commençant sa vie de duplicité, de résignation, de diplomatie vile et délicate, elle se pencha, et baisa humblement la main monstrueusep. 50
  10. ...tu penses à moi comme je pense à toi, et nous feignons, par une étrange pudeur sentimentale, un paisible sommeilp. 59
  11. Tu me donneras la volupté, penché sur moi, les yeux pleins d'une anxiété maternelle, toi qui cherches, à travers ton amie passionnée, l'enfant que tu n'as pas eu...p. 60
  12. Ne me plaignez pas, beaux yeux pitoyables, d'evoquer si vivement ce que je souhaitep. 69
  13. Le dernier feu de l'année nous invite au silence, 'a la paresse, au tendre reposp. 71
  14. Il n'y a plus d'impossible, il n'y a plus rien à quêter, il n'y a qu'à fleurir, qu'à devenir rose et heureuse et toute nourrie de la vanité d'être une femme comme les autres...p. 77
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